Études de cas / Hub de leads
Étude de cas · Distribution automobile multi-concessions · en production depuis
Toutes les demandes au même endroit, le spam en moins.
Formulaires des sites, publicités sur les réseaux sociaux, chat, e-mails : les leads arrivaient de partout, dans tous les formats. J'ai construit un hub qui les collecte, les vérifie, écarte le spam et les route vers la bonne concession en quelques secondes.
Proportions par canal tirées de la production, arrondies. Coupez l'anti-spam pour voir ce qui arriverait dans le CRM.
Le contexte
Dans un groupe multi-concessions, un prospect peut se manifester de plusieurs façons : formulaire d'un site de concession, publicité sur les réseaux sociaux, chat en ligne, e-mail… Chaque canal a son format, ses champs, son rythme. Et chaque canal apporte aussi sa part de bruit : robots, faux numéros, messages publicitaires, doublons.
Sans point central, les demandes se perdent dans des boîtes mail, arrivent en retard chez le vendeur, ou polluent le CRM.
Ce que j'ai construit
1. Collecte multi-sources
Chaque source est branchée au hub : webhooks des formulaires, connecteurs publicitaires, chat, boîte e-mail relevée automatiquement. Aujourd'hui, sources différentes alimentent le hub.
2. Normalisation
Tous les leads sont remis dans un format unique : identité, coordonnées, véhicule ou demande concernée, concession, origine. Téléphones et e-mails sont mis au bon format, les champs vides repérés.
3. Vérification et anti-spam
Des règles, complétées par un garde-fou IA, écartent ce qui n'est pas une vraie demande : contenus publicitaires, coordonnées invalides ou jetables, envois en rafale, tests. Les entrées écartées ne sont pas supprimées : elles restent consultables, pour ne jamais perdre un vrai prospect classé par erreur. Depuis la mise en service, spams ont été écartés avant d'atteindre le CRM.
4. Dédoublonnage
Une même personne qui remplit deux formulaires ne crée pas deux leads : les demandes sont rapprochées et enrichies.
5. Routage et suivi
Chaque lead part vers la bonne destination (CRM, concession, équipe) dans le format qu'elle attend. Chaque étape est tracée : on sait d'où vient un lead, ce qui lui est arrivé et où il est parti.
Le spam, en chiffres
Sur les premières semaines de production, près d'une demande reçue sur deux () était du spam. Mais la moyenne cache des écarts énormes selon le canal :
| Canal | Part de spam | Pourquoi |
|---|---|---|
| Formulaires des sites web | Formulaires publics, visités par des robots qui les remplissent automatiquement. | |
| Publicités réseaux sociaux | Compte réel exigé, champs préremplis par la plateforme. | |
| Chat en ligne | Une conversation, donc un humain en face. | |
| E-mails | n.s. | Volume trop faible pour conclure. |
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Ce n'est pas le signe de formulaires mal conçus : c'est le lot de tout formulaire public et bien référencé. Le tri est presque entièrement automatique : seules des entrées ont demandé un arbitrage humain.
« Il suffit de mettre un captcha »
Plus vraiment. Les robots sont de plus en plus capables : ils résolvent ou contournent une bonne partie des captchas, grâce à la reconnaissance d'image par IA ou à des services de résolution payants. Et chaque captcha ajouté fait aussi abandonner de vrais prospects.
Le hub fait donc le tri après l'envoi, côté serveur : cohérence des champs, contenu du message, rythme d'envoi, qualité des coordonnées. Le formulaire reste simple pour les humains, et le spam s'arrête en coulisses, avant le CRM.
Le principe qui compte : un seul point d'entrée, des règles explicites, et une trace de tout. Le CRM ne reçoit que des demandes réelles, complètes et uniques.
Ce que ça change
- Aucun lead perdu dans une boîte mail.
- Un CRM débarrassé du spam et des doublons, donc des chiffres de conversion fiables.
- Des vendeurs qui reçoivent la demande tout de suite, au bon endroit.
- Une vision claire du volume et de la qualité par source, pour piloter le marketing.